Dans une entreprise du bâtiment, le chantier n'est que la moitié du travail.L'autre moitié se fait le soir.
Claude pour le bâtiment, le guide complet. Où l'IA s'intègre dans une entreprise du bâtiment, de la première demande du client à la garantie de parfait achèvement : les appels d'offres, le chantier, l'argent, le recrutement, les outils. Un prompt à copier pour chaque usage, une skill qui garde tes prix, tes ratios et tes trames, une liste de départ dans l'ordre.
La moitié du travail qui se fait le soir
Le chantier, tu sais le tenir. Ce qui déborde, c'est tout ce qu'il y a autour : le devis promis au particulier « pour la fin de semaine », le DCE arrivé mardi qu'il faut rendre vendredi prochain, les factures fournisseurs à rapprocher des bons de livraison, la situation de travaux que le client n'a toujours pas payée, le compagnon qui s'en va à la fin du mois et qu'il faut remplacer, l'intérimaire qui arrive lundi sans savoir où sont les EPI.
Rien de tout ça n'est du bâtiment, à proprement parler, mais tout ça décide de ce que l'entreprise gagne.
Prends le DCE. Il y a le règlement de la consultation, le CCAP, le CCTP de ton lot, les plans, le bordereau ou la DPGF à remplir, parfois une annexe environnementale que personne n'a demandé à lire, puis quelque part dans tout ça les trois lignes qui disent comment ton offre sera notée. Ces trois lignes-là décident du marché : elles disent si le prix pèse plus ou moins que la technique, si le mémoire est noté sur la méthode ou sur les moyens, si une visite de site est obligatoire sous peine d'irrecevabilité. Quand on lit un DCE fatigué, on lit le CCTP parce que c'est notre métier, on survole le reste, on découvre la pénalité de retard au moment où elle tombe.
J'ai été ingénieur BTP pendant 5 ans avant de monter Ampliris. Je sais ce que pèse un dossier quand on l'ouvre après sa journée, je sais aussi que la plupart des entreprises que je croise ne répondent pas aux marchés qu'elles pourraient gagner : elles répondent à ceux qu'elles ont eu le temps de lire. C'est vrai pour les appels d'offres, c'est vrai pour les devis, c'est vrai pour le recrutement aussi.
Ce que ça a changé chez trois entreprises
J'ai mis la méthode de ce guide en place chez trois entreprises du bâtiment, une en électricité, une en peinture, une en couverture. On a commencé par les appels d'offres, parce que c'est là que le temps perdu se voit le plus vite sur le chiffre d'affaires.
L'un de ces dirigeants montait 2 dossiers par semaine, le soir, à raison de 2 heures chacun, pour en gagner 2 sur 10. Depuis 3 mois, il passe une demi-heure par dossier, il en monte 4 à 5 par semaine, il en gagne 4 sur 10. Ce qu'il m'en a dit, mot pour mot : « Je pensais pas qu'on pouvait avoir des résultats comme ça avec l'IA. Le temps gagné est énorme. »
Une autre entreprise du bâtiment passait une heure par semaine à chercher les marchés publics, une tâche qui sautait dès que la semaine se chargeait, c'est-à-dire presque toutes les semaines. Le jour où la liste est sortie sur une simple question posée à Claude, la réaction a été celle-ci : « Ah oui, d'accord. Je me rends compte que je passais complètement à côté de tout ça. »
Pourquoi l'IA t'a déçu jusqu'ici
Tu as peut-être déjà essayé. Tu as tapé « rédige-moi un mémoire technique pour un lot peinture », tu as reçu deux pages qui auraient pu sortir de n'importe quelle entreprise de France, avec des « équipes qualifiées » et une « démarche qualité rigoureuse », tu as refermé l'onglet.
Tu lui as tendu une feuille blanche, alors qu'il fallait lui donner le dossier.
Claude ne connaît ni ton entreprise, ni tes chantiers, ni tes prix, ni tes gars. Il connaît très bien la façon dont un DCE est construit, le vocabulaire d'un CCAP, la structure d'un mémoire technique, ce qu'on attend d'une fiche de poste ou d'un livret d'accueil. Dès qu'on lui donne les pièces du marché, tes anciens mémoires gagnés, ta liste de prix, tes photos de chantier, il cesse d'écrire du générique : il lit, il croise, il remplit ta trame avec tes informations à toi.
Tout ce guide repose sur ce déplacement. Tu ne lui demandes plus d'écrire, tu lui demandes de lire ce que tu lui donnes et de le mettre en forme comme tu l'aurais fait si tu avais eu trois heures devant toi.
La carte : où l'IA s'intègre dans une entreprise du bâtiment
Avant les prompts, la vue d'ensemble. Une entreprise du bâtiment fait toujours le même chemin, du client qui appelle au chantier qu'on clôt deux ans après la réception : l'IA a quelque chose à faire à chaque étape :
- Trouver et signer : répondre vite aux demandes, sortir le devis le jour de la visite, relancer ceux qui dorment, tenir sa fiche Google.
- Les appels d'offres : repérer les marchés, décortiquer le DCE, écrire le mémoire technique, faire le métré, chiffrer, comprendre pourquoi on a perdu.
- Préparer : comparer les devis des fournisseurs et des sous-traitants, bâtir le planning, monter le PPSPS.
- Sur le chantier : le compte rendu dicté, les photos qui deviennent des réserves, les travaux supplémentaires confirmés par écrit, le quart d'heure sécurité.
- Livrer : la levée des réserves, le DOE, le dossier de réception.
- L'argent : les factures fournisseurs, les situations de travaux, les relances, les dossiers d'aides de tes clients.
- Les hommes : recruter, intégrer, suivre les habilitations, répondre aux questions de convention collective.
- Après la réception : le SAV, la garantie de parfait achèvement, les sinistres.
Personne ne fait tout ça la première semaine. La liste de départ, en partie 34, te dit par quoi commencer selon la taille de ton entreprise.
Ouvre le guide bâtiment.
Dis-moi juste où t'écrire et la suite s'affiche tout de suite, en dessous. Rien à attendre, rien à payer.
Tu travailles pour [NOM DE L'ENTREPRISE], entreprise de [MÉTIER : électricité / peinture / couverture / gros œuvre…] basée à [VILLE], [EFFECTIF] salariés, chiffre d'affaires [MONTANT]. Zone d'intervention : [DÉPARTEMENTS]. Types de chantiers : [neuf / rénovation / tertiaire / logement / ERP…], montants habituels entre [X] et [Y] € HT. Moyens : [encadrement, compagnons, matériel, véhicules, nacelles…]. Qualifications et certifications : [Qualibat, RGE, Qualifelec, MASE…]. Règles qui ne bougent jamais : - tu ne fabriques aucun chiffre, aucun prix, aucune référence chantier, aucune certification, aucun article de loi. Si une information manque, tu écris [À COMPLÉTER : ce qui manque] en rouge et tu continues ;
Ton numéro sert uniquement à t'envoyer, si tu le souhaites, un mot de Maël pour t'aider à mettre l'IA au travail chez toi. Voir la politique de confidentialité.
Avant de commencer : ranger tes dossiers dans Claude
Il te faut l'abonnement Claude Pro, parce que c'est lui qui donne accès aux projets, aux fichiers lourds, à la création de vrais fichiers Excel et Word. Dans les paramètres, rubrique Fonctionnalités, vérifie que la création de fichiers est activée : sans elle, Claude te décrit un tableau au lieu de te le donner.
Ensuite tu crées un projet par grand usage, pas une conversation par dossier. Un projet « Commercial », un projet « Appels d'offres », un projet « Chantiers », un projet « RH », c'est suffisant. Dans les connaissances de chaque projet, tu déposes ce qui ne change pas d'un dossier à l'autre : la présentation de l'entreprise, tes trois meilleurs mémoires techniques gagnés, ta liste de références chantiers, tes attestations, ta bibliothèque de prix, tes trames de devis et de compte rendu. Dans les instructions de chaque projet, tu colles ce bloc, rempli une fois pour toutes :
Tu travailles pour [NOM DE L'ENTREPRISE], entreprise de [MÉTIER : électricité / peinture / couverture / gros œuvre…] basée à [VILLE], [EFFECTIF] salariés, chiffre d'affaires [MONTANT]. Zone d'intervention : [DÉPARTEMENTS]. Types de chantiers : [neuf / rénovation / tertiaire / logement / ERP…], montants habituels entre [X] et [Y] € HT. Moyens : [encadrement, compagnons, matériel, véhicules, nacelles…]. Qualifications et certifications : [Qualibat, RGE, Qualifelec, MASE…]. Règles qui ne bougent jamais : - tu ne fabriques aucun chiffre, aucun prix, aucune référence chantier, aucune certification, aucun article de loi. Si une information manque, tu écris [À COMPLÉTER : ce qui manque] en rouge et tu continues ; - tu cites la pièce et l'article à chaque fois que tu tires une obligation d'un document ; - tu écris en français simple, comme un conducteur de travaux qui connaît son affaire, sans formules creuses du type « démarche qualité rigoureuse ».
Ce bloc fait déjà la moitié du travail. La règle sur les chiffres inventés est la plus importante des trois : c'est elle qui transforme un rédacteur bavard en assistant sur lequel tu peux compter.
Trouver et signer les chantiers
Le devis qui part le soir de la visite
Chez le particulier, le premier devis arrivé a un avantage que le meilleur prix n'a pas toujours. Or le devis se tape au bureau, deux ou trois jours après la visite, à partir de notes prises sur un carnet ou de mémoire.
Pendant la visite, tu prends tes photos, tu dictes tes mesures et tes remarques dans l'application Claude sur ton téléphone. En remontant dans le camion, tu envoies ceci dans le projet « Commercial » :
Voici ma dictée et mes photos de la visite chez [CLIENT], [ADRESSE], le [DATE]. 1. Rédige le descriptif des travaux poste par poste, dans l'ordre d'exécution, avec les quantités que j'ai dictées. 2. Chiffre chaque poste avec notre bibliothèque de prix. Un poste sans prix dans la bibliothèque reste en rouge avec [PRIX À COMPLÉTER]. 3. Liste ce que je n'ai pas relevé et qui manque pour chiffrer juste (une hauteur, une surface, l'état d'un support), sous forme de questions à poser au client. 4. Rédige le mail d'envoi du devis, court, qui reprend les deux ou trois choses que le client m'a dites et qui comptaient pour lui. Le devis suit notre trame habituelle et porte nos mentions obligatoires.
Tu relis, tu complètes les lignes rouges, tu reportes dans ton logiciel de devis, tu envoies le soir même. Le point 3 évite le coup de fil du lendemain pour une cote oubliée ; le point 4 fait la différence avec le concurrent qui envoie un PDF sans un mot.
Les devis qui dorment
Tous les artisans ont le même tiroir : les devis envoyés, jamais signés, jamais relancés. Un devis qui n'est pas relancé, c'est un chantier que le client a peut-être oublié, peut-être donné à un autre, peut-être simplement repoussé, sans que tu saches lequel.
Une fois par semaine, exporte depuis ton logiciel la liste des devis en attente, avec la date d'envoi et le montant, puis :
Voici la liste de nos devis envoyés et non signés. Pour chacun, selon son ancienneté : - entre 7 et 14 jours : une relance courte et cordiale, qui propose de répondre aux questions ; - entre 15 et 30 jours : une relance qui demande franchement où en est le projet et s'il y a un point qui bloque, prix, délai ou autre ; - au-delà de 30 jours : un dernier message qui annonce qu'on clôt le dossier sauf retour, pour libérer le planning. Rends un tableau : client, montant, ancienneté, message à envoyer, canal conseillé (mail, SMS ou appel). Classe par montant décroissant.
Le troisième message a une vertu que les deux autres n'ont pas : il oblige le client à trancher, ce qui vaut mieux qu'un devis qui traîne dans ton planning.
La fiche Google et les avis
Pour un particulier qui cherche un couvreur ou un peintre, la fiche Google de ton entreprise est souvent la première chose qu'il voit, avant ton site, avant ton nom. Claude ne s'y connecte pas directement, mais il prépare tout ce qu'il faut y mettre.
Voici trois photos d'un chantier terminé chez [CLIENT] à [VILLE] : [type de travaux]. 1. Rédige un court texte de présentation du chantier pour notre fiche Google, avec la ville et la nature des travaux, sans superlatifs. 2. Rédige le SMS à envoyer au client pour lui demander un avis, en lui rappelant ce qu'on a fait chez lui. 3. Voici les avis reçus ce mois-ci : rédige une réponse à chacun, personnelle, et pour l'avis négatif une réponse calme qui reconnaît le problème et propose d'en parler.
Les appels d'offres
La veille des marchés publics, sur une simple question
La veille fait partie de ces tâches qui sautent la première dès que la semaine se charge, alors qu'un marché que tu n'as pas vu passer est un marché que tu as perdu sans avoir répondu.
Un connecteur gratuit permet à Claude d'interroger directement les annonces du BOAMP, sans compte ni clé à créer. Tu ouvres claude.ai/customize/connectors, tu cliques sur Ajouter, puis sur Ajouter un connecteur personnalisé, tu lui donnes le nom que tu veux, « Marchés publics » par exemple, puis dans le champ URL tu colles cette adresse :
https://mcp-service-public.nhaultcoeur.workers.dev/mcp
Claude détecte qu'aucune authentification n'est demandée, tu valides avec Ajouter puis Connecter. Dans une conversation neuve, le bouton plus en bas, onglet Connecteurs, tu l'actives. Le même connecteur te servira plus loin pour les conventions collectives et les aides.
Cherche dans le BOAMP les marchés publiés ces 7 derniers jours qui concernent [MÉTIER : travaux d'électricité / peinture / couverture…] dans les départements [LISTE]. Pour chaque marché : acheteur, objet, lot qui nous concerne, montant estimé s'il est indiqué, date limite de remise, lien vers l'avis. Classe-les par date limite, la plus proche en premier, et écarte ceux dont la date est déjà passée ou tombe dans moins de 5 jours.
Le geste qui change tout, c'est d'en faire un rendez-vous : le lundi matin, la même question, la même liste. Si tu veux aller plus loin, cette question peut tourner toute seule chaque lundi pour que tu trouves la liste prête en arrivant.
Le DCE décortiqué en une page
C'est par là qu'il faut commencer, parce que tout le reste en dépend. Tu déposes toutes les pièces du marché dans la conversation, le règlement de la consultation, l'acte d'engagement, le CCAP, le CCTP de ton lot, les plans, le bordereau, puis tu colles ceci :
Voici le DCE complet d'une consultation. Je réponds pour le lot [NUMÉRO ET INTITULÉ DU LOT]. Lis toutes les pièces, puis rends-moi une fiche de décision d'une page, dans cet ordre : 1. L'essentiel : acheteur, objet, lot, montant estimé s'il est indiqué, date et heure limites de remise, mode de remise, durée du marché, date de démarrage prévue. 2. La notation : chaque critère et sous-critère avec sa pondération exacte, et ce que l'acheteur dit vouloir lire pour chacun. 3. Les pièces à fournir : la liste complète, candidature et offre séparées, avec pour chacune la pièce du DCE qui l'exige. 4. Les obligations qui coûtent : pénalités de retard et leur plafond, retenue de garantie, délais d'exécution, visite obligatoire, variantes autorisées ou non, clauses d'insertion, contraintes de site (horaires, accès, occupation des locaux). 5. Les pièges : les clauses inhabituelles, les contradictions entre CCAP et CCTP, les quantités qui ne collent pas avec les plans, les prestations demandées dans le CCTP mais absentes du bordereau. 6. Les questions à poser à l'acheteur avant la date limite des questions, rédigées et prêtes à envoyer. 7. Ton avis : on y va ou pas, en trois lignes, au regard de notre taille et de notre métier. Pour chaque point, cite la pièce et l'article. Si une information est introuvable, écris-le au lieu de supposer.
Le point 5 est celui qui rapporte le plus. Une prestation décrite dans le CCTP qui n'a pas de ligne dans le bordereau, c'est soit une question à poser, soit une somme que tu vas offrir sans le savoir. Le point 6 compte presque autant : une question bien posée avant la date limite, c'est une réponse envoyée à tous les candidats, donc une offre que l'acheteur pourra comparer aux autres sur une base propre.
Le mémoire technique : tu ne l'écris plus, tu le corriges
Le mémoire technique pèse souvent autant que le prix dans la note finale, pourtant la plupart des entreprises renvoient le même d'un marché à l'autre en changeant le nom de l'acheteur. L'acheteur le voit, la note s'en ressent.
Ce qui marche, c'est de donner à Claude trois choses à la fois : la fiche de décision de l'étape précédente, qui dit ce que l'acheteur veut lire, tes mémoires gagnés, qui disent comment ton entreprise travaille, puis le CCTP, qui dit ce que ce chantier-là a de particulier.
À partir de la fiche de décision ci-dessus, du CCTP du lot [LOT] et de nos mémoires techniques déposés dans le projet, rédige le mémoire technique de cette consultation au format Word. - Le plan suit exactement les critères et sous-critères de notation, dans l'ordre et avec les intitulés de l'acheteur, pour que l'évaluateur retrouve chaque réponse sans chercher. - Chaque partie parle de CE chantier : le site, les contraintes d'accès, l'occupation des locaux, le phasage, les points délicats du CCTP. Rien qui puisse être copié tel quel dans un autre marché. - Les moyens humains et matériels sont repris de nos documents, nommément. Si un moyen manque, [À COMPLÉTER]. - La méthodologie suit l'ordre réel d'exécution, de la préparation de chantier à la réception, avec les autocontrôles à chaque étape. - La partie environnementale reste concrète : tri des déchets sur site, filière, produits utilisés, déplacements. - Les références chantiers sont choisies parmi les nôtres, les plus proches de ce marché par la nature et le montant. - Termine par un tableau de conformité : chaque exigence du CCTP, la page du mémoire qui y répond. Longueur : respecte la limite du règlement de consultation s'il y en a une, sinon vise [NOMBRE] pages.
Le tableau de conformité final est un détail qui change la lecture : l'évaluateur a quinze mémoires sur son bureau, celui qui lui montre où se trouve chaque réponse lui fait gagner du temps, ce qui ne laisse jamais indifférent.
Ta relecture reste indispensable. Tu passes ta demi-heure à vérifier, à ajouter ce que toi seul sais du chantier, à enlever ce qui sonne faux, au lieu de la passer à écrire la première page.
Le métré depuis un plan
C'est l'usage le plus spectaculaire, celui qu'on montre en démonstration, mais aussi celui sur lequel il faut être le plus prudent.
Voici le plan [niveau / bâtiment] au format PDF. Lis les cotes inscrites sur le plan et construis un métré dans Excel : - un onglet par pièce, avec : longueur, largeur, hauteur sous plafond si elle est indiquée, surface au sol, surface de murs déduction faite des ouvertures, linéaire de plinthes déduction faite des portes, nombre et dimensions des ouvertures ; - un onglet « Récapitulatif » qui additionne par nature d'ouvrage ; - toutes les surfaces calculées par formule à partir des cotes, pour que je corrige une cote et que tout se recalcule ; - une colonne « Source » qui dit si la cote est lue sur le plan ou déduite, et une alerte sur chaque pièce où il manque une cote.
Il faut savoir ce que fait Claude ici : il lit les cotes écrites, il ne mesure pas le dessin. Sur un plan propre et bien coté, il te fait gagner le plus fastidieux. Sur un plan scanné de travers ou coté à moitié, il devine, d'où la colonne « Source » qui te montre exactement ce qu'il faut vérifier.
Pour du métré à grande échelle, sur des plans DWG ou des projets de plusieurs milliers de mètres carrés, un outil spécialisé fait mieux : on en parle dans la partie sur les outils. Claude prend le relais ensuite, à partir de l'export de ton métré, pour le chiffrage de l'étape suivante.
Le chiffrage, ligne par ligne, avec les formules
Pour chiffrer, Claude a besoin de deux choses que tu as déjà : des quantités, venant du bordereau, de la DPGF ou de ton métré, puis des prix, venant de ta bibliothèque. Si tu n'as pas de bibliothèque propre, ton dernier devis signé fait l'affaire pour commencer.
Voici le bordereau (ou la DPGF) du lot [LOT] et notre bibliothèque de prix déposée dans le projet. Construis le chiffrage dans un fichier Excel : - un onglet « Chiffrage » qui reprend exactement la numérotation et les libellés du bordereau ; - pour chaque ligne : quantité, unité, déboursé sec (main-d'œuvre en heures × taux horaire, fournitures, matériel), coefficient de vente, prix unitaire, total. Tout en formules, rien en valeur figée ; - le taux horaire, le coefficient de frais généraux et la marge dans un onglet « Paramètres », pour que je les change à un seul endroit ; - chaque ligne du bordereau qui n'a pas de correspondance dans notre bibliothèque en surlignage rouge, avec [PRIX À COMPLÉTER], sans jamais inventer un prix ; - un onglet « Contrôle » qui liste les lignes au prix anormalement bas ou haut par rapport à notre bibliothèque, et les quantités qui te paraissent incohérentes avec les plans.
Les formules sont le cœur du sujet. Un chiffrage figé, tu le refais dès que le fournisseur bouge son prix ; un chiffrage en formules, tu changes une cellule dans les paramètres et tout le fichier suit. Tu gardes la main sur le prix final, Claude ne fait que la mécanique.
Le marché perdu, qui sert à gagner le suivant
Quand tu perds un marché public, demande à l'acheteur les motifs du rejet et les caractéristiques de l'offre retenue, qu'il est tenu de te communiquer. La plupart des entreprises ne le font jamais, alors que c'est la seule correction gratuite qu'on reçoit dans ce métier. Une fois que tu as la réponse, tu la donnes à Claude avec ton mémoire :
Voici notre mémoire technique, notre offre de prix et le courrier de rejet avec nos notes et, si nous les avons, celles de l'attributaire. Dis-moi précisément où nous avons perdu des points, critère par critère, et ce qu'il faut changer dans notre trame de mémoire pour la prochaine consultation de ce type.
Le temps gagné à la rédaction se voit dès le premier dossier. Ce qui fait gagner des marchés, c'est autre chose : que chaque marché perdu serve à mieux écrire le suivant.
Préparer le chantier
Comparer les devis des fournisseurs et des sous-traitants
Trois devis de fournisseurs, trois présentations différentes, des unités qui ne sont pas les mêmes, une ligne de transport chez l'un qui n'existe pas chez l'autre, une remise affichée en pied de page : comparer prend une heure, on finit souvent par prendre le moins cher en total sans voir ce qui manque.
Voici [NOMBRE] devis reçus pour [FOURNITURE OU PRESTATION] sur le chantier [CHANTIER]. Construis un tableau comparatif dans Excel, ligne à ligne : désignation ramenée à une même unité, quantité, prix unitaire, total, délai, conditions de paiement, transport, garanties. Signale ce qui est compris chez l'un et absent chez l'autre, les quantités qui diffèrent de notre métré, les réserves écrites en petit. Termine par le coût réel de chaque offre une fois les manques ajoutés, et les questions à poser à chacun avant de commander.
Pour les sous-traitants, ajoute leurs attestations dans la conversation : Claude te dit lesquelles manquent ou sont périmées, ce qui t'évite de le découvrir le jour où tu en as besoin.
Le planning et le PPSPS
Le planning se fait de tête, puis se refait trois fois sur le chantier. Claude ne remplace pas ton logiciel de planning, il te donne une première version propre en dix minutes au lieu d'une heure, à partir de ce que tu sais déjà.
Chantier [CHANTIER], démarrage le [DATE], fin imposée le [DATE]. Voici le CCTP de notre lot, le planning général de l'opération s'il existe, nos effectifs disponibles et nos ratios de production. Construis un planning par tâches dans Excel : tâche, durée calculée à partir des quantités et de nos ratios, équipe affectée, antécédents, dates de début et de fin. Signale les tâches qui dépendent d'un autre corps d'état, les périodes où nos équipes sont en surcharge, la marge restante avant la date de fin.
Pour le PPSPS, tu lui donnes le PGC du coordonnateur SPS, la description du chantier et ton dernier PPSPS validé : il en sort une version adaptée aux risques de ce chantier-là, avec les modes opératoires à risque mis en avant. Tu le relis comme le reste, tu le signes, il reste ton document.
Sur le chantier
Le compte rendu de chantier, dicté dans le camion
À la sortie de la réunion de chantier, tu as tout en tête : qui doit quoi, pour quand, ce qui bloque. Deux heures plus tard, il ne reste plus que la moitié.
Ouvre l'application Claude sur ton téléphone, appuie sur le micro, raconte la réunion comme tu la raconterais à ton conducteur de travaux, dans le désordre, avec les noms. Puis tu envoies ce prompt dans la même conversation :
Voici ce que je viens de dicter à la sortie de la réunion de chantier de [CHANTIER], le [DATE]. Mets-le au propre en compte rendu : - présents et excusés ; - avancement par lot ; - un tableau des actions : ce qui doit être fait, qui le fait (entreprise et personne), pour quand ; - un tableau des réserves et points bloquants, avec leur localisation ; - les décisions prises et ce qui reste à arbitrer par le maître d'ouvrage ; - la date de la prochaine réunion. Si j'ai cité une action sans responsable ou sans date, mets [À PRÉCISER] au lieu de deviner. Termine par le mail d'envoi aux entreprises, court.
Les photos qui deviennent des réserves
À la visite de pré-réception, on prend cinquante photos, on note les réserves sur un carnet, puis il faut tout recopier au propre, pièce par pièce, entreprise par entreprise. C'est le genre de soirée que Claude supprime.
Voici les photos de la visite de pré-réception du chantier [CHANTIER], prises dans l'ordre des pièces, et ma dictée qui va avec. Rédige la liste des réserves sous forme de tableau : numéro, localisation (bâtiment, niveau, pièce), description précise du défaut, lot concerné, entreprise responsable, photo de référence. Si une photo montre un défaut que je n'ai pas cité dans ma dictée, signale-le à part comme « à confirmer », sans l'ajouter de toi-même à la liste.
La dernière consigne compte : Claude voit parfois un défaut que tu n'as pas relevé, mais c'est toi qui décides de ce qui devient une réserve.
Les travaux supplémentaires, confirmés par écrit
Le maître d'ouvrage demande une modification à l'oral, sur le chantier. Tu l'exécutes pour ne pas bloquer, tu la factures trois mois plus tard, on te répond qu'elle n'a jamais été commandée. Dicte la demande dès que tu sors :
Le [DATE], sur le chantier [CHANTIER], [NOM ET FONCTION] m'a demandé à l'oral : [DEMANDE]. Rédige un courrier qui confirme la demande, rappelle qu'elle sort du marché initial, joint le devis complémentaire et précise que nous attendons un accord écrit ou un ordre de service avant d'exécuter. Ton cordial, ferme sur le fond.
Le quart d'heure sécurité
Le quart d'heure sécurité tourne vite aux mêmes trois sujets, répétés devant des gars qui ont déjà entendu. Claude t'aide à le rendre concret, à partir de ce qui se passe vraiment sur ton chantier cette semaine.
Cette semaine sur le chantier [CHANTIER], on attaque [PHASE : travail en toiture, démolition, tirage de câbles en gaine technique…]. Voici notre document unique et le PPSPS du chantier. Prépare un quart d'heure sécurité de dix minutes : les trois risques principaux de cette phase sur ce chantier, ce qui peut arriver concrètement, les bons gestes et les EPI, deux questions à poser aux gars pour vérifier qu'ils ont compris. Écris-le comme on parle, pas comme un règlement.
Livrer
La levée des réserves et le DOE
La levée des réserves s'enlise toujours de la même façon : un tableau qui circule par mail en quatre versions, des entreprises qui affirment avoir repris ce qui ne l'est pas, un maître d'ouvrage qui attend. Tu donnes à Claude le procès-verbal de réception avec ses réserves, puis chaque semaine les photos et les retours des entreprises : il tient à jour le tableau de levée, il prépare les relances aux entreprises en retard, il te dit ce qui bloque encore la levée complète.
Le DOE, lui, est le dossier qu'on repousse jusqu'à ce que la retenue de garantie en dépende. Dépose dans la conversation les fiches techniques, les notices, les plans d'exécution, les PV d'essais :
Voici les documents de notre lot pour le chantier [CHANTIER] et la liste des pièces du DOE exigées par le marché [ou : par le CCTP, article X]. Classe chaque document dans la bonne rubrique du DOE, construis le sommaire, et liste les pièces exigées qui manquent encore avec à qui les demander.
L'argent
Les factures fournisseurs, extraites toutes seules
Les factures arrivent par mail en PDF, chacune dans sa présentation. Les rapprocher des bons de livraison et du chantier, puis les ressaisir pour le comptable, c'est une demi-journée par mois qui ne rapporte rien.
Voici les factures fournisseurs du mois [MOIS] et les bons de livraison correspondants. Construis un tableau Excel : fournisseur, numéro et date de facture, chantier imputé, montant HT, TVA, TTC, échéance. Rapproche chaque facture de ses bons de livraison et signale les écarts de quantité ou de prix, les livraisons facturées deux fois, les factures sans bon de livraison.
Les situations de travaux impayées
Une situation payée en retard se paie en trésorerie, alors que la relance passe toujours après le chantier.
Voici notre situation de travaux n° [N] du [DATE], montant [MONTANT], envoyée à [CLIENT] et toujours impayée. Rédige trois relances graduées : une amicale à J+5 après l'échéance, une ferme à J+15 qui rappelle le délai de paiement prévu au marché et les intérêts moratoires, une dernière à J+30 avant mise en demeure. Cite les articles du marché que je te donne, sans en inventer.
Le même prompt marche pour les acomptes de particuliers, en remplaçant le marché par les conditions générales de ton devis.
Les dossiers d'aides de tes clients
Si tu es RGE, une partie de tes chantiers dépend d'une aide à la rénovation, avec ses règles, ses mentions obligatoires sur le devis, ses plafonds qui changent régulièrement. Un devis qui oublie une mention, c'est un dossier refusé à ton client, souvent un chantier qui s'arrête.
Avec le connecteur installé pour la veille des marchés, Claude va lire les fiches officielles de service-public.fr au lieu de répondre de mémoire :
Mon client [SITUATION : propriétaire occupant, maison de [ANNÉE], revenus [TRANCHE]] veut faire [TRAVAUX]. Va chercher sur les fiches officielles les aides auxquelles ces travaux peuvent ouvrir droit, avec leurs conditions et le lien vers chaque fiche. Puis relis notre devis joint et liste les mentions exigées par ces aides qui y manquent.
Ici plus qu'ailleurs, tu vérifies chaque point sur la fiche officielle dont Claude te donne le lien : les règles des aides bougent souvent, c'est ton client qui paie l'erreur.
Les hommes : recruter, intégrer, garder
Pourquoi c'est la partie la plus importante
Dans beaucoup d'entreprises du bâtiment que je rencontre, la limite n'est ni le carnet de commandes ni le matériel : c'est le nombre de gars qu'on peut mettre sur les chantiers. On refuse des chantiers faute d'équipe, on garde un compagnon moyen faute de remplaçant, on embauche dans l'urgence quelqu'un qu'on n'a pas eu le temps de rencontrer correctement.
L'IA ne trouvera pas un chef d'équipe à ta place. Elle peut en revanche faire tout ce qui entoure le recrutement, ce qu'un patron de PME n'a jamais le temps de faire bien : une annonce qui donne envie, un tri des candidatures qui ne laisse personne sans réponse, un entretien préparé, un accueil qui donne envie de rester.
L'annonce qui fait venir des candidats
La plupart des annonces du bâtiment se ressemblent : « Entreprise recherche peintre H/F, expérience exigée, salaire selon profil. » Elles ne disent rien de ce qui compte pour un compagnon : où sont les chantiers, à quelle heure on embauche, si on rentre le soir, quel camion, quelle équipe.
Je recrute un [POSTE] pour notre entreprise de [MÉTIER] à [VILLE]. Voici ce que je sais du poste : [type de chantiers, zone, horaires, déplacements, véhicule, outillage fourni, équipe, salaire ou fourchette, avantages, perspectives]. Rédige : 1. une annonce pour Indeed et France Travail, qui commence par ce que le candidat y gagne, avec les infos concrètes en premier et la liste des exigences courte ; 2. une version courte pour Facebook et LinkedIn ; 3. le message à envoyer à nos compagnons pour qu'ils la partagent autour d'eux. Aucune formule creuse du type « entreprise dynamique » ou « poste à responsabilités ». Si une information manque pour rendre l'annonce honnête, demande-la-moi.
Ne néglige pas le troisième message : dans le bâtiment, une bonne partie des embauches passe par le bouche-à-oreille des équipes.
Trier les candidatures et préparer l'entretien
Quand les candidatures arrivent, elles arrivent par paquets, un jour de chantier, puis restent sans réponse une semaine. Le bon candidat, lui, a déjà signé ailleurs.
Voici l'annonce et les [NOMBRE] candidatures reçues (CV et messages). Pour chacune, compare uniquement l'expérience, les qualifications, les habilitations et la mobilité aux exigences de l'annonce. Ne tiens compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de l'origine, ni de la situation familiale, ni de la photo. Rends un tableau : candidat, ce qui correspond, ce qui manque, ce qu'il faut vérifier en entretien. Rédige ensuite une réponse pour chaque candidat : convocation à un entretien pour ceux que je retiens, réponse courtoise pour les autres.
Puis, avant l'entretien :
Prépare l'entretien de [CANDIDAT] pour le poste de [POSTE]. À partir de son CV et de l'annonce : dix questions concrètes, dont des mises en situation de chantier ([exemple : un support fissuré découvert en cours de travaux]), les points du CV à faire préciser, et une grille d'évaluation sur cinq critères pour que je puisse comparer les candidats entre eux.
C'est toi qui choisis, toujours. La consigne sur ce qu'il ne faut pas regarder n'est pas une précaution de forme : le tri sur ces critères est une discrimination interdite, que la décision soit prise par toi ou préparée par un outil.
Le livret d'accueil et le premier jour
Le premier jour d'un nouveau, ou d'un intérimaire, se passe souvent dans le camion, sans que personne ait eu le temps de lui expliquer comment marche la boîte. Un bon accueil tient en un livret de quelques pages, que tu écris une fois.
Rédige le livret d'accueil de notre entreprise pour un nouveau compagnon ou un intérimaire. Voici ce que je sais : [horaires, lieu de rendez-vous, règles de déplacement, téléphone et à qui appeler, EPI fournis et ceux à apporter, règles de sécurité principales tirées de notre document unique, fonctionnement des feuilles d'heures, des paniers et des trajets, à qui demander quoi]. Le livret fait au plus quatre pages, se lit sur un téléphone, parle simplement. Termine par une check-list du premier jour à cocher par le chef d'équipe.
Habilitations, CACES, visites médicales : ne plus rien laisser expirer
Habilitation électrique, CACES, travail en hauteur, SST, amiante sous-section 4 : chaque compagnon a ses titres, chacun avec sa date d'échéance, souvent dans un classeur. On découvre l'habilitation périmée le matin où le gars en a besoin, ou pire, le jour d'un contrôle.
Voici les titres, attestations et avis de visite médicale de nos salariés (scans ou PDF). Construis un tableau Excel de suivi : salarié, titre, date d'obtention, date d'échéance lue sur le document, jours restants avec une formule, mise en couleur à 90 jours et à 30 jours. Si une date d'échéance n'est pas écrite sur le document, laisse la cellule vide et signale-le, n'en calcule aucune toi-même. Ajoute un onglet avec les formations à programmer dans les six prochains mois.
Pour les durées de validité, la règle est la même que pour les prix : Claude lit les dates écrites sur les documents, il n'en invente pas. Celles qui manquent, tu les vérifies auprès de l'organisme de formation.
Les questions de convention collective
Petits déplacements, grands déplacements, paniers, intempéries, classification d'un compagnon qui monte en compétences : les questions arrivent de tes gars, souvent un vendredi, alors que la réponse dort dans une convention collective que personne n'a envie d'ouvrir.
Le connecteur installé pour la veille sait aussi chercher les conventions collectives. Tu lui demandes de partir de la tienne :
Notre entreprise relève de la convention collective [INTITULÉ ou numéro IDCC, à lire sur une fiche de paie]. Un salarié me demande : [QUESTION]. Va chercher dans la convention les articles qui y répondent, cite-les avec leur numéro, explique en langage simple ce que ça donne dans son cas, et signale ce qui dépend d'un accord régional ou d'entreprise que tu ne vois pas.
Pour tout ce qui engage, une rupture, une sanction, un litige, tu passes par ton expert-comptable ou ton avocat. Claude te prépare la question, il ne prend pas la décision.
Après la réception
SAV, garantie de parfait achèvement et sinistres
Un an de garantie de parfait achèvement, deux ans de garantie biennale, dix ans de décennale : les demandes arrivent longtemps après que le chantier est sorti de ta tête, par mail, par téléphone, parfois par lettre recommandée.
Voici la réclamation reçue de [CLIENT] pour le chantier [CHANTIER] réceptionné le [DATE], avec les photos jointes et le PV de réception. 1. Résume la demande et dis à quelle garantie elle peut se rattacher selon la date de réception et la nature du désordre, en le présentant comme une hypothèse à vérifier. 2. Rédige l'accusé de réception au client avec une proposition de date de visite. 3. Si le désordre peut relever de notre assurance, prépare la déclaration de sinistre avec les éléments de notre contrat que je te donne.
Tiens aussi un tableau des demandes SAV en cours dans le projet « Chantiers » : Claude le met à jour à chaque nouvelle demande, tu sais toujours ce qui est ouvert, depuis quand, chez qui.
Les outils
Ce que Claude sait brancher aujourd'hui, et ce qu'il ne sait pas
C'est la question qu'on me pose le plus : « Est-ce que ça marche avec mon logiciel ? » La réponse honnête tient en trois cas.
Ce qui se branche en deux clics. Claude se connecte nativement à Gmail, à Google Drive, à Google Agenda, à Microsoft 365 et à quelques autres outils de bureau. Une fois branché, il va chercher lui-même le DCE dans ta boîte mail ou le dernier mémoire dans ton Drive, sans que tu aies à les déposer. Le connecteur public de ce guide ajoute le BOAMP, les conventions collectives et les fiches de service-public.fr.
Ce qui passe par un export. Les logiciels du bâtiment, de devis, de facturation, de gestion de chantier, de planning, se branchent rarement tels quels. Mais presque tous savent exporter en Excel, en CSV ou en PDF : la liste des devis en attente, les factures, les heures, l'avancement. C'est ce que font la plupart des prompts de ce guide, ce qui suffit pour la plupart des usages.
Ce qui devient un vrai projet. Quand ton éditeur propose une API, on peut construire un connecteur qui lit et écrit directement dans ton logiciel : les devis remontent seuls, le compte rendu crée les tâches, la relance part toute seule. C'est faisable, ça se construit en quelques semaines, mais ce n'est plus un prompt qu'on copie. Avant toute chose, demande à ton éditeur s'il a une API ouverte, la réponse décide de tout.
Pour le métré à grande échelle, sur des plans DWG ou des projets de plusieurs milliers de mètres carrés, un outil spécialisé comme Metr (metr-plan.com) fait mieux que Claude : il est construit pour ça. Les deux se complètent, Metr pour mesurer, Claude pour chiffrer à partir de l'export.
Les quatre étages : prompt, skill, connecteur, agent
Le prompt est le premier étage : tu copies, tu colles, tu obtiens un résultat, tout ce guide en est rempli.
La skill est le deuxième. Quand ta méthode est calée, tu la figes dans un fichier d'instructions que Claude va chercher tout seul dès que la tâche s'y prête. Ton conducteur de travaux, ta secrétaire, le nouveau qui arrive lundi sortent alors un dossier construit de la même façon, avec les mêmes règles, les mêmes prix, la même trame. La skill complète est en partie 35.
Le connecteur est le troisième : Claude va chercher l'information là où elle est, dans ta boîte mail, ton Drive, le BOAMP, au lieu d'attendre que tu la lui apportes.
L'agent est le dernier. Tu déposes le DCE dans un dossier partagé, il lit, il prépare la fiche, le mémoire et le chiffrage, il te prévient quand c'est prêt à relire. Ou bien il relève chaque lundi les marchés, les devis à relancer et les habilitations qui expirent, puis te pose le tout dans un mail. C'est ce qu'on construit avec les entreprises que j'accompagne, une fois que les prompts tournent.
Ta liste de départ, dans l'ordre
Ne fais pas tout. Commence par ce qui te coûte le plus cher aujourd'hui, puis ajoute un usage par semaine.
Si tu es artisan seul ou à deux, commence par le devis le soir de la visite, puis la relance des devis qui dorment, puis les factures fournisseurs, puis le compte rendu dicté. Ce sont les quatre usages qui rendent des soirées dès la première semaine.
Si tu as entre 5 et 20 salariés, commence par la veille des marchés et le DCE décortiqué, puis le mémoire technique, puis le suivi des habilitations, puis l'annonce de recrutement et le livret d'accueil. Ce sont ceux qui jouent sur le chiffre d'affaires et sur l'équipe.
Au-delà de 20 salariés, le sujet n'est plus de copier des prompts : c'est que tout le monde travaille de la même façon. Commence par écrire la skill bâtiment avec ton meilleur conducteur de travaux, puis branche Claude sur ta messagerie et ton Drive, puis regarde avec ton éditeur ce que permet son API.
Dans tous les cas, voici les dix gestes à faire dans le mois :
- Prendre l'abonnement Claude Pro et activer la création de fichiers.
- Créer les quatre projets : Commercial, Appels d'offres, Chantiers, RH.
- Remplir le bloc d'instructions de l'entreprise et le coller dans chaque projet.
- Déposer tes trois meilleurs mémoires gagnés, ta bibliothèque de prix, tes trames de devis et de compte rendu.
- Installer le connecteur des marchés publics et lancer la première veille.
- Tester le DCE décortiqué sur un appel d'offres en cours.
- Dicter ton prochain compte rendu de chantier au lieu de l'écrire.
- Sortir la liste des devis en attente et envoyer les relances.
- Monter le tableau des habilitations de tes salariés.
- Remplir la skill bâtiment, surtout la partie « Nos ratios ».
La skill bâtiment, pour que tout le monde sorte le même dossier
Voici la skill, prête à remplir. Elle reprend les règles de tout le guide, du devis au recrutement. Tu crées un dossier « batiment », tu y mets un fichier SKILL.md avec ce contenu, tu compresses le dossier en .zip, puis dans Claude : Paramètres, Fonctionnalités, Skills, Importer.
--- name: batiment description: Méthode de l'entreprise [NOM] pour les devis, les appels d'offres, les mémoires techniques, les chiffrages, les métrés, les comptes rendus de chantier, les réserves, les relances et le recrutement. Utiliser dès qu'il est question de devis, relance, DCE, RC, CCAP, CCTP, DPGF, bordereau, mémoire technique, chiffrage, métré, plan, planning, PPSPS, réunion de chantier, réserves, DOE, travaux supplémentaires, situation de travaux, marché public, SAV, recrutement, annonce, entretien, livret d'accueil ou habilitation. --- # Méthode bâtiment de [NOM DE L'ENTREPRISE] ## Qui nous sommes [Métier, zone, effectif, chiffre d'affaires, qualifications. Les moyens humains et matériels, nommément.] ## Règles absolues - Ne jamais inventer un prix, une quantité, une référence chantier, une certification ou un délai. Ce qui manque s'écrit [À COMPLÉTER] et reste visible. - Toute obligation tirée d'un DCE est citée avec sa pièce et son article. - Écrire simple, sans formules creuses. Interdits : « démarche qualité rigoureuse », « équipes hautement qualifiées », « dans le respect des règles de l'art » sans dire lesquelles. ## Nos prix - Taux horaire de vente : [X] €/h. Coefficient de frais généraux : [X]. Marge cible : [X] %. - Bibliothèque de prix : fichier [NOM DU FICHIER] dans le projet. En l'absence de prix, ligne en rouge. ## Nos ratios [Exemples à remplacer : heures par m² de peinture sur plaque de plâtre neuve, deux couches ; heures par point lumineux ; m² de couverture posés par jour et par équipe ; taux de chute matériaux par type d'ouvrage.] ## Lecture d'un DCE Toujours rendre la fiche de décision en 7 points : l'essentiel, la notation, les pièces à fournir, les obligations qui coûtent, les pièges, les questions à l'acheteur, l'avis go / no go. ## Mémoire technique - Le plan suit les critères de notation de l'acheteur, dans son ordre et avec ses intitulés. - Partir de nos mémoires gagnés : [LISTE DES FICHIERS]. - Chaque partie parle du chantier en cours, jamais en général. - Toujours terminer par le tableau de conformité exigence par exigence. ## Chiffrage et métré - Excel, tout en formules, paramètres dans un onglet séparé. - Colonne « Source » sur chaque cote de métré : lue ou déduite. ## Devis et relances - Descriptif dans l'ordre d'exécution, chiffré avec la bibliothèque de prix, mentions obligatoires de notre trame. - Relances à 7, 15 et 30 jours, du cordial au message de clôture. ## Compte rendu de chantier Présents, avancement par lot, tableau des actions (quoi, qui, quand), réserves localisées, décisions, prochaine réunion. Ce qui n'a pas de responsable ou de date reste [À PRÉCISER]. ## Recrutement - Annonces concrètes : chantiers, zone, horaires, véhicule, équipe, salaire. Jamais « entreprise dynamique ». - Tri des candidatures sur l'expérience, les qualifications, les habilitations et la mobilité uniquement. Jamais sur l'âge, le sexe, l'origine, la situation familiale ou la photo. - Chaque candidat reçoit une réponse. ## Habilitations Les dates d'échéance sont lues sur les documents, jamais calculées ni supposées.
Le dossier est déjà prêt, avec le fichier SKILL.md qui porte le contenu ci-dessus. Tu le récupères, tu l'importes, tu remplis les crochets.
La partie « Nos ratios » est celle qui vaut le plus cher. Ce sont les chiffres que ton meilleur métreur a dans la tête depuis vingt ans, que personne n'a jamais écrits nulle part. Une fois qu'ils sont dans la skill, ils ne partent plus avec lui.
Les limites, dites franchement
Sur le métré, Claude lit des cotes, il ne mesure pas un dessin. Un plan mal coté donne des surfaces approximatives, il faut repasser derrière à chaque fois, la colonne « Source » est là pour te dire où.
Sur les prix, Claude ne connaît pas ton marché local, ni ce que ton fournisseur t'a facturé le mois dernier. Il calcule avec les prix que tu lui donnes. Si ta bibliothèque est fausse, le chiffrage le sera aussi, simplement plus vite.
Sur la confidentialité, tes prix et tes mémoires sont ce que tu as de plus précieux face à tes concurrents. Dans les paramètres de Claude, rubrique Confidentialité, désactive l'option qui autorise l'utilisation de tes conversations pour améliorer les modèles.
Sur le recrutement et les salariés, tu manipules des données personnelles. Ne dépose dans Claude que ce qui sert à la tâche, jamais de données de santé au-delà de l'avis d'aptitude, et efface les candidatures non retenues de tes conversations une fois le recrutement clos.
Enfin, rien de tout ça ne signe à ta place. L'offre engage ton entreprise, le mémoire t'engage sur des moyens, le chiffrage sur un prix, l'embauche sur un homme ou une femme : tu relis tout, tu restes responsable de tout, comme avant. La seule différence, c'est que tu relis au lieu d'écrire.
La vraie question
Tu as maintenant une trentaine d'usages devant toi, ce qui est trop pour tout lancer d'un coup. La bonne question n'est pas de savoir ce que l'IA sait faire dans le bâtiment, c'est de savoir où passent tes heures à toi.
Le diagnostic prend une minute, tâche par tâche. Tu repars avec ton chiffre à toi, en heures et en euros, avec les trois chantiers par lesquels il vaut mieux que tu commences, avec le détail en PDF qui arrive par mail dans la minute.
Ou on regarde directement ton cas.
La même logique appliquée à tes appels d'offres, à tes devis ou à tes comptes rendus de chantier, ça se regarde en vingt minutes, et tu sais en sortant si c'est faisable dans ton entreprise.
En visio, gratuit, vingt minutes maximum.