Ta veille se fait toute seule,et tu ne la lances pas
Tu sais déjà faire une bonne veille avec Claude. Le problème, c'est qu'il faut la relancer chaque semaine, et qu'une semaine chargée suffit à l'arrêter pour de bon. Ce guide règle ça d'une autre façon, tu fais écrire à Claude ses propres instructions et sa propre tâche planifiée, une seule fois. Lundi 9 heures, le rapport est là.
Ta veille ne s'arrête pas faute d'outil.
Tu as déjà tout ce qu'il faut. Tu sais poser une bonne demande à Claude, tu connais tes sources, et le rapport qui sort est bon. Tu l'as fait deux fois, peut-être trois.
Puis une semaine est arrivée avec un dossier urgent, tu ne l'as pas lancée, et la semaine suivante tu ne t'en es plus souvenu. Ce qui casse une veille, ce n'est jamais la qualité du prompt, c'est qu'il faut quelqu'un pour appuyer sur le bouton.
La sortie tient en une phrase. Tu enlèves le bouton. Claude planifie lui-même l'exécution, écrit lui-même le fichier d'instructions qu'il relira, et se relance chaque lundi sans que tu y penses.
Ce guide te montre le chemin complet, dans l'ordre où il faut le faire, avec les deux méta-prompts qui font tout le travail.
Une tâche planifiée, et ce qu'elle exige vraiment.
Claude sait exécuter une consigne à heure fixe, sans toi, à partir d'un fichier d'instructions posé une fois pour toutes. Ça vit dans Programmé, dans la colonne de gauche, sur la page Tâches planifiées.
Claude propose six modèles tout faits, dont un qui s'appelle Surveiller un sujet. Ils dépannent, et ils s'arrêtent là où commence ton métier, parce qu'ils ne connaissent ni tes sources, ni ton format de restitution, ni ce que tu veux voir en premier.
Récupère la méthode complète et les cinq prompts.
Dis-nous juste où te l'envoyer et le guide s'affiche tout de suite, en dessous. Rien à attendre, rien à payer.

Ton numéro sert uniquement à t'envoyer, si tu le souhaites, un mot de Maël pour t'aider à mettre le système en place. Zéro spam. Voir la politique de confidentialité.
Un dossier sur ton ordinateur, et tout le reste en découle.
C'est la condition de toute la méthode, et c'est la seule chose à faire avant d'ouvrir Claude. Tu crées un dossier sur ton ordinateur et tu le connectes à Claude.
Sans ce dossier, Claude n'a nulle part où écrire son fichier d'instructions, nulle part où déposer ton rapport, et rien à relire la semaine suivante. Il repartirait de zéro à chaque exécution, ce qui te ramène exactement au problème du bouton à appuyer.
Avec le dossier, la tâche devient une adresse. Claude y range son mode d'emploi, tes sources et tes rapports passés, et chaque lundi il relit ce qu'il a écrit avant de produire.
- Crée le dossier là où tu ranges ton travail, et donne-lui un nom explicite, du type Veille.
- Connecte-le à Claude depuis l'application de bureau, pour qu'il puisse y lire et y écrire.
- Prévois un sous-dossier de sortie, où les rapports s'empileront semaine après semaine.
Fais la veille une fois, à la main.
Personne ne saute cette étape impunément. Tant que tu n'as pas vu un rapport sortir, tu ne sais pas ce que tu veux automatiser, et tu vas planifier une tâche qui produira chaque semaine un document que tu ne liras pas.
Tu ouvres une conversation ordinaire et tu demandes ta veille, avec tes vraies sources et ton vrai périmètre. Le prompt ci-dessous est la trame, les crochets sont à remplacer.
Tu produis ma veille hebdomadaire sur [MON SUJET]. Mon contexte : je dirige [TON ACTIVITÉ], et cette veille sert à [À QUOI ELLE SERT CONCRÈTEMENT, décider quoi, alerter qui]. Période couverte : la semaine calendaire qui vient de se terminer, du lundi au dimanche précédant aujourd'hui. Rien d'antérieur. Sources à consulter, dans cet ordre : 1. [SOURCE OFFICIELLE 1] 2. [SOURCE OFFICIELLE 2] 3. [PRESSE OU BLOGS SPÉCIALISÉS] 4. [CONCURRENTS OU ACTEURS À SURVEILLER] Ce que je veux dans le rapport : - Ce qui change pour moi cette semaine, en tête, 5 lignes maximum - Les faits nouveaux, un paragraphe par fait, avec la date et le lien - Ce qui arrive et qu'il faut préparer, avec l'échéance - Ce que j'ai à faire, en points d'action Règles : - Aucune information dont tu ne peux pas citer la source. En cas de doute, tu l'écartes et tu me dis que tu l'as écartée. - Si une semaine est calme, tu l'écris. Ne remplis pas pour remplir. - Pas de généralités sur le secteur. Uniquement ce qui a bougé.
Le support de restitution, avant l'automatisation.
Un rapport qui arrive en bloc de texte dans une conversation ne se lit pas le lundi matin. Tu veux un document, dans ton dossier, à ton format, que tu peux ouvrir, annoter et transmettre.
Tu fais donc construire le gabarit maintenant, une bonne fois, à partir du rapport que tu viens d'obtenir. La tâche planifiée s'y coulera chaque semaine.
À partir du rapport que tu viens de produire, construis-moi le document de restitution que je recevrai chaque semaine. Format : un document Word, déposé dans mon dossier [CHEMIN DU DOSSIER]. Structure, toujours la même, sans exception : - Un titre avec le sujet et les dates de la semaine couverte - Un encadré d'ouverture : ce qui change pour moi, 5 lignes maximum - Les faits de la semaine, un par bloc, chacun avec sa date et son lien - Les échéances à venir - Mes actions, en liste Contraintes : - Le nom du fichier suit le format Veille_[SUJET]_[AAAA-MM-JJ].docx - Une semaine sans actualité donne quand même un document, avec la mention explicite que la semaine a été calme. - Aucun élément de mise en forme décoratif. Ce document se lit en trois minutes debout, avec un café. Génère le document maintenant, avec le contenu de cette semaine, pour que je voie ce que je recevrai.
Claude écrit lui-même son mode d'emploi.
Voilà le cœur de la méthode. Plutôt que de rédiger toi-même un cahier des charges, tu demandes à Claude d'écrire le fichier d'instructions qu'il relira chaque semaine, et de le déposer dans ton dossier.
Il vient de faire la veille, il vient de construire le gabarit, il a tes corrections sous les yeux. Il est le mieux placé pour écrire ce mode d'emploi, et il l'écrit dans une forme qu'il saura relire.
On va rendre cette veille automatique. Première étape, tu écris le mode d'emploi que tu reliras toi-même chaque semaine. Crée un fichier nommé Instructions_Veille.md dans mon dossier [CHEMIN DU DOSSIER]. Il doit contenir, écrit pour toi et pas pour moi : 1. L'objectif de la veille et à quoi elle sert dans mon activité 2. La période exacte à couvrir, et comment la calculer à partir de la date d'exécution 3. La liste complète de mes sources, dans l'ordre de consultation 4. La structure imposée du document de sortie 5. Le format du nom de fichier et le dossier de dépôt 6. Les règles absolues, dont l'interdiction de toute information sans source citée 7. Ce que j'ai corrigé aujourd'hui sur le premier essai, et pourquoi, pour que tu ne refasses pas les mêmes écarts Écris-le de façon à ce qu'une exécution qui ne dispose que de ce fichier produise exactement le même résultat qu'aujourd'hui. Une fois le fichier créé, montre-le-moi en entier.
Claude crée lui-même sa tâche planifiée.
Tu ne configures rien à la main. Tu lui demandes de créer la tâche, et il la crée, avec ses instructions, son dossier et sa fréquence.
Seconde étape, tu crées maintenant la tâche planifiée qui exécutera cette veille sans moi. Paramètres : - Nom de la tâche : Veille [MON SUJET] (hebdo) - Fréquence : tous les lundis à 9h00 - Dossier rattaché : [CHEMIN DU DOSSIER] - Instructions : commence par lire intégralement le fichier Instructions_Veille.md du dossier, puis suis-le du début à la fin. Dans les instructions de la tâche, précise aussi : - La période à couvrir se calcule à partir de la date d'exécution, jamais en dur. - Le document de sortie est déposé dans le dossier, pas seulement affiché dans la conversation. - En fin d'exécution, indique en une ligne combien de faits ont été retenus et combien ont été écartés faute de source. Crée la tâche, puis montre-moi son récapitulatif pour que je vérifie la fréquence, le dossier et les instructions.
Tu la retrouves ensuite dans Programmé. La fiche te donne les quatre blocs qui définissent la tâche.
- Instructions, où la tâche pointe vers ton fichier plutôt que de tout répéter.
- Dossiers, le rattachement local qui rend la lecture et l'écriture possibles.
- Répétitions, la fréquence et l'heure.
- Autorisations, où l'approbation automatique évite que la tâche t'attende un lundi matin où tu n'es pas devant l'écran.
Les trois écarts, et la correction pour chacun.
La règle vaut pour les trois. Quand le résultat ne convient pas, tu corriges le fichier d'instructions, jamais le rapport. Corriger le rapport, c'est refaire le travail chaque semaine. Corriger le fichier, c'est le régler une fois.
Le rapport ratisse trop large
Il te ressort du contexte sectoriel, des généralités et des articles de fond au lieu de ce qui a bougé cette semaine. La cause tient presque toujours à une période mal bornée.
Ne retenir que les faits datés de la semaine calendaire écoulée. Un fait sans date vérifiable est écarté, et signalé comme écarté.
Le document reste dans la conversation
Le rapport est bon, mais il n'atterrit nulle part et tu dois aller le chercher. L'écriture dans le dossier doit être demandée explicitement, sinon elle n'a pas lieu.
Le livrable de chaque exécution est un fichier déposé dans le dossier. Une exécution qui n'a rien écrit sur le disque est une exécution ratée.
La semaine calme produit du remplissage
Rien n'a bougé, et tu reçois quand même six paragraphes. Un modèle comble les trous, et il faut lui accorder le droit de ne rien dire.
Une semaine sans actualité donne un document d'une page qui dit que la semaine a été calme, et qui liste les sources consultées. Ne jamais compenser par du contexte général ou des rappels de faits anciens.
La veille est une tâche parmi d'autres.
Tu viens de retirer de ta semaine quelque chose qui revenait tous les lundis, et la mécanique que tu as apprise vaut bien au-delà de la veille. Tout ce qui revient à date fixe se traite de la même façon, le récapitulatif du vendredi, la relance des devis en attente, le suivi des échéances. Reste à savoir par quoi commencer, et la réponse tient dans les trois tâches qui prennent le plus de temps dans ta semaine. Elles ne sont presque jamais celles auxquelles on pense en premier. Le diagnostic les repère en 60 secondes et te sort ton chiffre en heures et en euros.
Ou on regarde directement ton cas.
Tu viens de le faire fonctionner chez toi. La même logique appliquée à tes dossiers, tes relances ou ta compta, ça se regarde en vingt minutes, et tu sais en sortant si c'est faisable dans ton activité.
En visio, gratuit, vingt minutes maximum.