Arrête de chercherdans ta convention collective
Des centaines de pages, et la réponse n'est jamais là où tu la cherches. Ce guide branche Claude sur les conventions collectives officielles pour qu'il réponde à tes questions RH avec l'article exact, puis qu'il prépare le courrier au salarié. Une demi-heure d'installation, sans une ligne de code.
Personne n'a jamais lu sa convention en entier
Un salarié te pose une question simple, combien de jours il a pour son mariage, ou à partir de quand il touche sa prime d'ancienneté. Tu ouvres la convention collective, tu tombes sur un texte de base signé il y a des années, puis sur des dizaines d'avenants, une grille de salaires refaite chaque année, des accords sur le temps de travail rangés ailleurs. Une heure plus tard tu as trois articles qui se contredisent en apparence et toujours pas de réponse sûre.
C'est pourtant ce texte qui tranche, dans bien des cas. Le Code du travail fixe un socle, ta convention peut prévoir mieux pour le salarié, un préavis plus long, des jours de congé en plus, une prime que la loi ne prévoit pas. Répondre avec le Code seul, c'est risquer de donner moins que ce que tu dois.
Ce guide fait faire la recherche à Claude. Il le branche sur les conventions collectives officielles, celles que publie Légifrance, puis il lui donne ta convention à toi, pour qu'il réponde avec l'article exact et qu'il prépare le courrier au salarié dans la foulée.
Une question RH, une réponse sourcée
Une fois le guide suivi, tu poses ta question comme tu la poserais à un juriste en droit social. Claude cherche dans le texte de ta convention, vérifie sur Légifrance que l'article est toujours en vigueur, compare avec le Code du travail et te rend la règle, le chiffre, la référence et la phrase exacte du texte, recopiée entre guillemets pour que tu puisses la contrôler.
Les trois questions qu'on me pose le plus, le préavis d'un cadre, la prime d'ancienneté et les congés pour un mariage, sont prêtes à copier dans le guide, avec d'autres. Le dernier chapitre transforme la réponse en courrier au salarié, au format Word, prêt à imprimer.
- Le branchement de Claude sur les conventions collectives de Légifrance, écran par écran, sans code
- Ton IDCC, le numéro de ta convention, retrouvé en deux minutes
- Ta convention dans un projet, avec les instructions de l'assistant RH à copier
- Les questions à copier, du préavis au maintien de salaire
- Le courrier au salarié, rédigé à partir de la réponse
Ouvre le guide complet.
Dis-moi juste où t'écrire et la suite s'affiche tout de suite, en dessous. Rien à attendre, rien à payer.
Tu es l'assistant RH de [NOM DE L'ENTREPRISE], [ACTIVITÉ], [EFFECTIF] salariés. Convention collective applicable : [INTITULÉ EXACT], IDCC [NUMÉRO]. Quand je te pose une question RH : 1. Si la réponse dépend d'informations que je n'ai pas données (cadre ou non-cadre, ancienneté, niveau ou coefficient, date d'entrée...), pose-moi d'abord toutes ces questions. 2. Cherche la réponse dans les documents du projet. Puis, avec le connecteur Légifrance, vérifie...
Ton numéro sert uniquement à t'envoyer, si tu le souhaites, un mot de Maël pour t'aider à mettre l'IA au travail chez toi. Voir la politique de confidentialité.
Retrouver ton IDCC, en deux minutes
- À quoi ça sert
- Savoir quelle convention s'applique chez toi, sans hésiter entre deux.
- Ce qu'il te faut
- Un bulletin de paie récent, ou le numéro SIRET de ton entreprise.
Chaque convention collective porte un numéro à quatre chiffres, l'IDCC. C'est lui qui évite à Claude de confondre deux textes au nom voisin, c'est donc la première chose à lui donner.
Le plus simple, c'est ton bulletin de paie. Le Code du travail impose d'y faire figurer l'intitulé de la convention collective applicable, que la plupart des logiciels de paie complètent par l'IDCC. Si tu ne le trouves pas, l'annuaire des entreprises de l'État, annuaire-entreprises.data.gouv.fr, affiche pour chaque entreprise la ou les conventions qu'elle déclare, avec leur numéro.
Si tu as suivi le guide BOAMP ou le guide BOFiP, tu as déjà le connecteur des données publiques branché, ce qui permet à Claude de faire la recherche lui-même.
Cherche l'entreprise dont le SIRET est [TON SIRET] et donne-moi la ou les conventions collectives qu'elle applique, avec leur intitulé exact, leur numéro IDCC et le lien Légifrance.
Brancher Claude sur toutes les conventions
- À quoi ça sert
- Que Claude aille lire les conventions collectives officielles, à jour, au lieu de répondre de mémoire.
- Ce qu'il te faut
- Un compte Claude et un compte OpenLegi, gratuit. Dix minutes la première fois.
Légifrance ne parle pas directement aux IA ; tu ne le trouveras pas dans l'annuaire des connecteurs de Claude. Il faut un intermédiaire qui traduit ses données dans le format que Claude comprend, un serveur qu'on appelle MCP. OpenLegi fait ça, avec un serveur Légifrance qui donne accès aux codes, à la jurisprudence, au Journal officiel et au fonds des conventions collectives, le fonds KALI.
Les captures qui suivent viennent d'une installation réelle, faite pour le guide Légifrance. Si tu l'as déjà suivi, tu peux sauter directement à l'étape 3, c'est le même connecteur.
- 1
Crée ton compte OpenLegi
Gratuit, sur openlegi.fr. C'est le seul compte à créer de tout le guide.
- 2
Ouvre tes connecteurs, prends « Ajouter un connecteur personnalisé »
Le raccourci direct,
claude.ai/customize/connectors. Le bouton Ajouter est en haut à droite, son menu propose deux choses. Prends la deuxième.
- 3
Donne-lui un nom, colle l'adresse
Dans Nom, mets
Légifrance. Dans URL du serveur MCP distant, colle exactementhttps://mcp.openlegi.fr/legifrance/mcp. Puis Continuer.
- 4
Ne touche à rien sur l'écran d'authentification
Claude interroge le serveur et coche tout seul les bons réglages, marqués Détecté. Descends en bas de la fenêtre et clique sur Ajouter.
- 5
Clique sur « Connecter »
Claude affiche « Vous n'êtes pas encore connecté » et un bouton Connecter. Tu confirmes avec ton compte OpenLegi ; le connecteur suit désormais ton compte Claude sur tous tes appareils.
- 6
Allume-le dans la conversation
Dans une conversation neuve, le + en bas de la zone de saisie, puis Connecteurs. L'interrupteur de Légifrance doit être allumé. Un connecteur branché dans les réglages et éteint dans la conversation reste muet.
Pour vérifier que tout marche, pose une question dont tu peux contrôler la réponse en dix secondes.
Avec le connecteur Légifrance, cherche dans les conventions collectives la convention dont l'IDCC est [TON IDCC]. Donne-moi son intitulé exact, son état (en vigueur, étendue ou non) et le lien Légifrance. Puis donne-moi le texte exact de l'article qui fixe la période d'essai des cadres, avec sa référence.
Trois choses doivent apparaître, la mention que Claude a utilisé le connecteur au-dessus de sa réponse, le texte de l'article recopié tel quel, et un lien qui commence par legifrance.gouv.fr. S'il en manque une, Claude a répondu de mémoire, presque toujours parce que le connecteur est éteint dans la conversation.
Ta convention à toi, rangée dans un projet
- À quoi ça sert
- Que Claude parte toujours de ton texte, de tes accords et de tes règles internes, dans toutes les conversations RH.
- Ce qu'il te faut
- Le texte de ta convention en PDF, plus tes accords d'entreprise si tu en as.
Le connecteur ouvre toutes les conventions de France. Le projet, lui, enferme Claude dans la tienne. Un projet Claude, c'est un espace qui garde des documents et des instructions, que Claude relit dans chaque conversation ouverte à l'intérieur, sans que tu aies à les redonner.
Les deux ensemble font le meilleur assistant. Le projet porte ce que Légifrance ne connaît pas, tes accords d'entreprise, ton règlement intérieur, tes usages ; le connecteur, lui, sert à vérifier que l'article cité est toujours celui en vigueur.
- 1
Récupère ta convention en PDF
Sur
legifrance.gouv.fr, rubrique des conventions collectives, cherche ton IDCC et ouvre le texte de base. Enregistre-le en PDF avec la fonction d'impression de ton navigateur, « Enregistrer au format PDF ». Fais de même avec le dernier avenant sur les salaires et avec les accords de branche qui te concernent. - 2
Crée le projet
Dans Claude, Projets dans la colonne de gauche, puis Nouveau projet. Appelle-le par exemple
RH · convention [IDCC]. - 3
Dépose les documents
Dans les fichiers du projet, ajoute tes PDF, la convention, l'avenant salaires, tes accords d'entreprise, ton règlement intérieur. Chaque fichier peut peser jusqu'à 30 Mo.
- 4
Colle les instructions
Dans les instructions du projet, colle le texte ci-dessous et remplis les crochets. C'est lui qui fixe la façon dont Claude répond, chaque fois, sans que tu aies à le redire.
Tu es l'assistant RH de [NOM DE L'ENTREPRISE], [ACTIVITÉ], [EFFECTIF] salariés. Convention collective applicable : [INTITULÉ EXACT], IDCC [NUMÉRO]. Les documents de ce projet contiennent : [le texte de la convention, l'avenant salaires du JJ/MM/AAAA, nos accords d'entreprise, notre règlement intérieur]. Quand je te pose une question RH : 1. Si la réponse dépend d'informations que je n'ai pas données (cadre ou non-cadre, ancienneté, niveau ou coefficient, date d'entrée, type de contrat, motif de la rupture), pose-moi d'abord toutes ces questions en un seul message. 2. Cherche la réponse dans les documents du projet. Puis, avec le connecteur Légifrance, vérifie que l'article est toujours en vigueur et qu'aucun avenant plus récent ne l'a modifié. 3. Compare avec le Code du travail. Dis lequel des deux textes est le plus favorable au salarié et lequel s'applique. 4. Réponds toujours dans cet ordre : RÉPONSE : la règle en une ou deux phrases, avec le chiffre (durée, montant, nombre de jours). SOURCE : l'article ou le texte exact, sa date, et le lien Légifrance quand tu l'as. CITATION : la phrase du texte qui fonde la réponse, recopiée mot pour mot entre guillemets. À VÉRIFIER : ce qui pourrait changer la réponse (accord d'entreprise, contrat de travail, usage, avenant non étendu). Règles absolues : - Tu ne cites jamais un article que tu n'as pas lu dans un document du projet ou par le connecteur. Si tu ne trouves pas, tu le dis et tu m'indiques où chercher. - Tu ne calcules jamais une ancienneté, une indemnité ou une date sans me montrer le calcul ligne par ligne. - Tu écris en français simple, sans jargon juridique inutile. - Tu rappelles en une ligne, à la fin, que ta réponse aide à lire le texte et qu'en cas de litige un avocat en droit social ou l'inspection du travail tranche.
Les questions à copier, du préavis au mariage
Ouvre une conversation dans le projet, connecteur Légifrance allumé, puis colle la question qui te concerne en remplaçant les crochets. Plus tu donnes de détails sur le salarié, moins Claude a besoin de te reposer de questions.
Un cadre de l'entreprise, embauché le [DATE D'ENTRÉE], niveau [NIVEAU OU COEFFICIENT], vient de me remettre sa démission le [DATE]. Quelle est la durée de son préavis selon notre convention collective ? Donne aussi la durée en cas de licenciement, dis-moi si le préavis peut être réduit ou dispensé et à quelles conditions, et calcule la date de fin de son préavis.
Un salarié [cadre / non-cadre], niveau [NIVEAU OU COEFFICIENT], est entré dans l'entreprise le [DATE D'ENTRÉE]. Notre convention collective prévoit-elle une prime d'ancienneté pour lui ? Si oui, à partir de quand, sur quelle base de calcul et à quel taux. Montre-moi le calcul pour son cas, mois par mois si le taux change dans l'année.
Une salariée se marie le [DATE]. Combien de jours de congé notre convention collective lui accorde-t-elle, comparé au Code du travail ? Ces jours sont-ils payés, faut-il les prendre au moment du mariage, et la règle est-elle la même pour un PACS ?
Le même modèle marche pour toutes les questions qui reviennent dans l'année. En voici quatre autres, à adapter.
- « Quelle est la durée maximale de la période d'essai pour un [poste], renouvellement compris ? À quelles conditions peut-on la renouveler ? »
- « Un salarié de [X] ans d'ancienneté est en arrêt maladie depuis le [DATE]. Notre convention prévoit-elle un maintien de salaire, à partir de quel jour et pendant combien de temps ? »
- « Quel est le salaire minimum conventionnel en vigueur pour le niveau [NIVEAU], d'après le dernier avenant salaires ? »
- « Calcule l'indemnité de licenciement d'un salarié entré le [DATE], salaire brut moyen [MONTANT] euros, en comparant la convention et le Code du travail. »
Le courrier au salarié, dans la foulée
- À quoi ça sert
- Transformer la réponse en lettre à remettre, sans repartir d'une page blanche.
- Ce qu'il te faut
- L'interrupteur « Exécution de code dans le cloud et création de fichiers » allumé dans Paramètres, Capacités, pour recevoir un vrai fichier Word.
Reste dans la même conversation, juste après la réponse de Claude. Il a déjà la règle, l'article et les dates, il ne lui manque que le ton et la forme. Le courrier reprend la référence de la convention, ce qui le rend difficile à contester. Tout ce que Claude ignore reste entre crochets, bien visible.
À partir de ta réponse précédente, rédige le courrier à remettre à [PRÉNOM NOM], [POSTE]. Objet : [par exemple : prise d'acte de votre démission et dates de votre préavis]. Le courrier : - rappelle la règle et cite l'article de notre convention collective ; - donne les dates exactes que tu as calculées (début et fin) ; - dit ce que le salarié doit faire et ce qu'il recevra, s'il y a lieu ; - se termine par la formule de politesse habituelle et la signature [NOM, FONCTION]. Ton : professionnel, simple, vouvoiement, aucune formule creuse. Laisse entre crochets tout ce que tu ne sais pas (adresse, date de remise, signataire). Mode de remise : [en main propre contre décharge / lettre recommandée avec avis de réception]. Rends-moi le courrier en fichier Word, prêt à imprimer sur notre papier à en-tête.
Ce que Claude ne fait pas à ta place
Claude lit les textes, il ne connaît pas ton entreprise mieux que toi. Un accord d'entreprise peut, sur certains sujets, primer sur la convention de branche, tandis qu'un avenant non étendu ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation signataire. Si tu ne déposes pas tes accords dans le projet, Claude ne peut pas en tenir compte, ce qui rend sa réponse juste pour la branche et fausse pour toi.
Les usages et les clauses des contrats de travail lui échappent aussi, sauf si tu les lui donnes. Une prime versée depuis dix ans sans être écrite nulle part existe peut-être pour le juge, elle n'existe pas pour Claude.
Enfin, une précaution sur les données personnelles. Pour une question de principe, le statut, l'ancienneté et les dates suffisent, le nom du salarié et son état de santé n'ont rien à faire dans la conversation. Tu ajoutes le nom au dernier moment, dans le courrier.
La vraie question
Ton assistant RH répond avec l'article exact. Reste à savoir quelles autres tâches de ta semaine méritent le même traitement, ce qui décide de tout ce que tu vas récupérer.
Le diagnostic prend une minute, tâche par tâche. Tu repars avec ton chiffre à toi, en heures et en euros, avec les trois chantiers par lesquels il vaut mieux que tu commences, avec le détail en PDF qui arrive par mail dans la minute.
Ou on regarde directement ton cas.
Le même assistant branché sur ta paie, tes contrats et tes procédures internes, ça se regarde en vingt minutes, et tu sais en sortant ce qui vaut la peine d'être construit chez toi.
En visio, gratuit, vingt minutes maximum.